Un système de sécurité visible n'est déjà plus vraiment efficace
Il y a une règle qu'on répète souvent : un dispositif de sécurité visible du public perd une bonne partie de son efficacité.
Un système bien en évidence rassure, il donne une impression de protection, et psychologiquement, ce n'est pas rien.
Face à des voleurs qui prennent le temps d'observer, d'analyser, et parfois de revenir plusieurs fois avant d'agir, un dispositif exposé finit toujours par se faire "lire".
Une fois que ses forces et ses limites sont identifiées, son efficacité s'effondre.
Dans les faits, les systèmes qui protègent le mieux sont ceux qu'on ne voit pas.
Deux contextes, deux logiques d'installation
Tout dépend d'un facteur simple : le dispositif est-il exposé au regard du public, ou pas.
Dans les zones visibles du public — boutiques, concessions, magasins ouverts en journée, les équipements de sécurité sont observés en permanence, souvent sans même que le client s'en rende compte.
La bonne approche, ici, consiste à travailler avec des canons à son en format valise.

Le dispositif reste rangé en réserve toute la journée, puis il est positionné le soir venu, au plus près des produits les plus exposés.
Les détecteurs peuvent restez fixés au mur, comme un système d'alarme classique. Seule la sirène (canon à son) reste dissimulé.
Il agit exactement où et quand il faut, sans jamais traîner sous les yeux de qui que ce soit.
Dans les espaces privés, à l'abri du public : réserves, entrepôts, maisons, appartements, locaux fermés, le problème du repérage ne se pose plus vraiment.

On peut donc opter pour des canons à son en format enceinte, installés de façon fixe, qui assurent une protection permanente sans avoir à jongler avec des contraintes de visibilité.
Face à des voleurs vraiment déterminés
Certains clients nous parlent d'un profil de menace plus sérieux ; des équipes rodées, prêtes à tenter le coup malgré la dissuasion sonore.
Dans ce cas, on recommande d'intégrer un diffuseur de gaz CS, directement dans le canon à son ou en boîtier déporté.

Le système utilise des cartouches anti-agression de 100 ml, propulsées par une électrovanne, et projette au déclenchement un brouillard très fin de gaz CS qui se disperse facilement dans l'air et reste en suspension.
L'effet est immédiat : toux, larmoiements avec des effets qui peuvent durer jusqu'à 30 minutes.
Quelle que soit la détermination de la personne en face, il y a une limite physique difficile à contourner : on ne cambriole pas grand-chose en se bouchant les oreilles d'une main, en toussant et en pleurant de l'autre.
Pour résumer le choix
L'efficacité d'un système dépend en réalité de deux choses : à quel point il est exposé, et le niveau de menace auquel on fait face.
Zone visible du public, on part sur une solution mobile et dissimulée. Zone privée, une solution fixe et permanente fait le travail.
Quand la menace est élevée, la combinaison dissuasion sonore + gaz CS reste la réponse la plus solide.

Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacymogène et de canon à son anti-intrusion.